La poupée Barbie est une poupée mannequin commercialisée par Mattel, une société américaine de jouets et jeux. Créée en 1959 par une femme d'affaires américaine Ruth Handler, Barbie s'inspire d'une poupée mannequin allemande Bild Lilli. Elle est à la base d'un marché estimé à un milliard de dollars US en 2000[réf. nécessaire].
Si la Barbie caractéristique est blonde aux cheveux longs et aux traits européens, sa couleur de cheveux varie en fait considérablement et son type ethnique s'est diversifié dès 1967 et plus systématiquement à partir de 1980, si bien qu'à ce jour il existe une Barbie pour à peu près tous les groupes ethniques du monde. Elle exerce de multiples métiers et professions tels que : docteur, enseignante, jockey, vétérinaire, hôtesse de l'air,Chevalier du Roi,Premiere-Dame(CNN) etc.
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La première poupée Barbie a été présentée à l'American Toy Fair de New York le 9 mars 1959 par sa créatrice Ruth Handler. Le succès presque immédiat de ce nouveau genre de poupée poussa son époux et un associé à créer la société Mattel Creations. La poupée Barbie avec sa poitrine opulente, sa taille fine et ses longues jambes allait, en effet, totalement à l'encontre du style rond et asexué des poupées de l'époque. En cela, elle fut la première poupée au corps adulte.
Au départ, Barbie était la copie d'une poupée allemande pour adulte du nom de Lilli, que Ruth Handler avait offerte à sa fille Barbara après avoir observé que l'enfant préférait jouer avec des poupées de papier représentant des femmes adultes. Ses mensurations, initialement hypertrophiées, ont été ramenées à des proportions plus habituelles au fil des années.
De 1959 à 1960, Barbie était seulement en noir et blanc : ses cheveux étaient blonds platine, la prunelle de ses yeux était blanche et elle portait un maillot zébré. La raison en est que la publicité de Barbie mobilisait un médium nouveau à l'époque : la télévision. Il fallait qu'elle soit à son meilleur sur le petit écran qui ne diffusait pas encore en couleur. De plus, de 1959 à 1970, le regard de Barbie est légèrement dirigé vers le bas et à droite. Comme la poupée penchait alors gentiment la tête, cela donnait le regard taquin et faussement soumis des femmes du temps.
C'est en 1971 que Malibu Barbie, blonde capiteuse au bronzage impeccable, à la tête de choupadora regarde enfin droit devant elle. La raison en est que désormais Barbie conduit sa propre voiture et qu'il n'est plus possible, ce faisant, qu'elle regarde en biais. À partir de ce moment, Barbie verra ses métiers, loisirs et professions se multiplier dans une perspective de plus en plus explicite de diversification du rôle de la femme.
Si, depuis 1980, le type ethnique de Barbie s'est donc grandement diversifié, il n'en est pas autant de son compagnon original : Ken qui, lui, a peu changé au fil des années. En 2005, Barbie a d'ailleurs rompu sa liaison avec Ken pour Blaine, un surfeur australien ; mais, Mattel relance Ken en février 2006 face à l'indifférence des jeunes acheteuses pour Blaine.
Parallèlement aux poupées Barbie disponibles dans les grandes surfaces et à destination des enfants, la société Mattel commercialise depuis les années 1990 des poupées Barbie de collection. Ces poupées Barbie à tirage limité sont vendues dans des magasins spécialisés à un prix beaucoup plus élevé. Ainsi, il y a désormais une « barbie » Marilyn Monroe, une « barbie » Scarlett O'Hara (personnage principal de Autant en emporte le vent), une « barbie » Madonna, une « barbie » Elle Woods, une « barbie » Cher etc. D'autres poupées Barbie sont habillées par de grands couturiers : Versace, Robert Mackie, Christian Dior, Yves Saint-Laurent, etc. Elles remportent un grand succès.
Pour justifier l'interdiction des poupées Barbie dans le royaume saoudien, le Comité pour la promotion de la vertu et de prévention du vice (organisme en charge de la police religieuse), déclara : « Les poupées Barbie juives, avec leurs vêtements révélateurs, leurs postures, accessoires et outils honteux sont un symbole de la décadence de l'Occident perverti. Prenons garde à ces dangers et faisons très attention[1]. »
Pour les psychiatres, Barbie est un fantasme d'adulte mais pas de petites filles[2].
Des parents l'accusent de fausser l'image de la femme et d'encourager notamment l'anorexie[2]. La pédopsychiatre Gisèle George et le psychanalyste Claude Halmos rejettent l'idée que Barbie ait un quelconque pouvoir, ce dernier va plus loin en disant que la construction psychique d'un enfant dépend des adultes et non pas des objets qui l'entourent[2].
Dans un brûlot intitulé Toy-Monster : the Big Bad World of Mattel, le journaliste et essayiste américain Jerry Oppenheimer dans son ouvrage le père de Barbie, présente Jack Ryan, comme un pervers sexuel. Pour l'essayiste, Barbie serait l'incarnation du fantasme ultime de son inventeur : une call-girl de luxe, à la taille ultrafine, aux seins en obus et au visage enfantin[2].
Hugo Chavez ,le président vénézuélien, a proposé de fabriquer des "poupées avec des visages d'Indiens" pour remplacer "la Barbie, qui n'a rien à voir avec notre culture"[3].
Barbie a tenu la vedette dans une série de films expressément conçus pour elle. Elle y « joue », le plus souvent, le rôle d'une princesse.
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